4 leçons de vie que je ne suis pas près d’oublier

On l’appelait Didi.

Elle s’en est allée il y a quelques années à l’âge très respectable de 96 ans !

C’était ma meilleure amie et un peu mon mentor.

Nous avions d’interminables discussions sur la vie et la mort et bien d’autres sujets encore.

Parisienne jusqu’au bout des ongles, elle avait tout vu, tout connu, tout inauguré. C’était à mes yeux l’image d’une Balzac moderne. Pour celles et ceux qui ont lu « la Dame en Rose » d’Éric Emmanuel Schmitt, c’était elle !

Aujourd’hui, j’aimerais vous raconter une véritable histoire qui lui est arrivée

C’était le 26 décembre 2004. Elle avait alors 84 ans.

Chaque fin d’année, elle se rendait avec un groupe d’amis à Phuket, en Thaïlande. Elle avait l’habitude tous les matins de se baigner au large pour se régénérer.

Mais ce matin-là, le lendemain de Noël, peut-être grâce à un appel très profond de l’âme (ce qu’on nomme « intuition »), elle est restée sur la plage.

Quelle ne fut pas sa surprise de voir, à une vitesse incroyable, se retirer la mer ! Son inconscient lui a instantanément fait comprendre ce qui se passait :

Un TSUNAMI !

La plage était en contrebas. Elle a prévenu au plus vite les personnes autour d’elle, puis a monté de grandes marches pour arriver à une vingtaine de mètres de hauteur.

Elle s’est assise après cet effort surhumain, et a vu arriver la première vague. Une vague immense qui s’est arrêtée à quelques mètres sous elle, puis s’est retirée.

Mais une deuxième vague a suivi et, cette fois-ci, elle a charrié voitures, troncs d’arbres… et des corps humains.

Puis une troisième, une quatrième vague… ont dévasté le paysage avant de se calmer brutalement dans un silence étourdissant, ponctué de cris de détresse.

Mais Didi avait apprivoisé la mort. Elle est restée pour aider les survivants.

Ce tsunami a fait des centaines de milliers de morts dans l’Océan Indien cette année-là.

Didi a voulu y retourner l’année d’après. Et là…

Plus de trace du drame, la vie avait repris son cours

Elle n’a pas eu peur d’y retourner ! Après tout, un tel événement n’arrive que tous les 100 ou 200 ans !

Si je me suis remémoré cette histoire, c’est parce qu’elle me fait penser à ce « tsunami mental et émotionnel » que nous sommes en train de traverser. Essayons d’en retirer les enseignements profonds.

J’aimerais vous donner mes propres pistes, mes propres ressentis. Je suis certain que vous en trouverez bien d’autres.

1) « Ce n’est jamais ce à quoi on s’attend qui arrive »

Elle était tranquille sur cette plage. Et en quelques secondes, le cataclysme.

Quant au Covid, auriez-vous imaginé 2 ans plus tôt que nous allions vivre un tel cauchemar informationnel, et surtout contre-informationnel ?

Une telle perte de repères ?

Une telle perte progressive de toutes nos libertés ?

Une telle incohérence dans la gestion de cette prétendue crise ?

Non, personne ne pouvait s’y attendre.

Mais la finalité dépend surtout de comment nous réagissons face à ce drame…

2) Elle vivait seule depuis des années et méditait tous les jours

Elle avait appris à se mettre à l’écoute de son âme. Et c’est ce qui l’a sauvée d’une certaine manière.

Depuis longtemps, elle a dissous cette peur inextinguible de la mort.

Cette peur qui paralyse, qui vous oblige à rester figé, inerte.

Le fait de s’en être libérée lui a permis d’agir avec clairvoyance : elle a su exactement ce qu’elle devait faire pour sauver sa peau.

3) Combien d’entre nous suivent ce « tsunami informationnel » heure par heure ?

Et se trouvent ainsi portés par la vague destructrice de la peur ?

Cette peur qui paralyse vos connexions neuronales, qui annihile votre esprit critique.

Celle qui vous fait jouer en permanence à l’autruche, laissant un champ immense à tous ceux qui veulent vous manipuler.

Didi est « sortie de la matrice ».

Elle a pris de la hauteur (plusieurs marches ont été nécessaires). Mais elle a acquis une vision d’ensemble qui lui a permis de prendre les bonnes décisions.

Dans ce contexte de guerre mondiale de l’information, de tentative de coup d’État sur l’être humain, prenez du recul !

Ne regardez pas l’information avec une loupe. Vous ne verriez que les pixels de l’écran TV ! Faites travailler votre cerveau droit pour faire le tri entre le bon grain de l’ivraie.

Et surtout, fiez-vous à vos intuitions, sans obéir servilement à la pensée unique.

Si votre instinct de survie vous dit d’éviter tel ou tel ordre, écoutez-le.

Les ordres passent, les actes risquent de marquer à vie

Prendre de la hauteur vous permet d’avoir une vision plus profonde.

Ce que vous pensiez être une impasse peut alors s’avérer être un passage obligatoire vers un avenir plus radieux.

Tel est l’enseignement du Tao, et de bien d’autres philosophies encore.

4) « Après la pluie vient le beau temps »

Notre organisme vieillit inexorablement.

Mais notre âme individuelle et l’âme du monde ne cessent de monter en vibration, pour un jour se révéler.

Voilà pourquoi, quoi qu’il arrive, je suis et resterai toujours optimiste.

Prenez soin de vous,

Jean Pélissier

6 commentaires au sujet de « 4 leçons de vie que je ne suis pas près d’oublier »

  1. Alarcon Josette says:

    Comme Didi, j’ai surmonte la mort par deux fois. Chaque fois il est en ressorti que nous sommes maitre de notre destin. Pour beaucoup, c’est avoir de la volonté, pour moi , c’est croire en mon destin et tirer a chaque fois une leçon de vie. Et grâce aux conseils de Jean Pelissier je m’améliore encore . J’ai 71 ans et dans ma tête je me suis programmée pour vivre jusqu’a 100 ans . Et chaque jour je suis heureuse de ma journée, même si parfois se glisse un caillou. Merci la vie.

  2. Thierry says:

    Nous avons tous un ou des fantomes a depasser. J’ ai personnellement dépassé la peur de la mort, car deux fois dans ma vie , je suis passé très près de celle ci . De plus je vis la maladie orpheline de mon épouse et j’ai appris a relativiser. Il me reste toutefois une peur ingérable, c’est la peur de la souffrance avant l’arrivée de la mort. Je n’ai toujours pas trouvé la solution a cette obsession.
    Si quelqu’un me donne sa solution, je suis preneur

  3. Charles says:

    Je ne suis pas Didi, je suis un homme de 87 ans, je ne suis pas croyant, je ne médite jamais, je ne crois pas en des moyens extérieurs pour ne pas « avoir peur » et pour être heureux. Peur de la mort?…Je ne l’ai jamais eue! Peur du Covid? Je ne l’ai évidemment pas eue non plus. Ni le Covid dailleurs parce que je porte un masque malgré le fait que je me suis fait vacciner doublement, car j’y crois*. Je me tiens à la devise qui paraît-il est de Confucius: « Attendez-vous au pire, espérez le mieux et prenez ce qui vient. » Tous les matins, au réveil je dis à voix haute « Bonjour le jour, ce jour nouveau, bonjour l’éterninfinité**, les galaxies, la Terre, la Vie, bonjour la chance et le hasard de l’avoir eue cette vie, bonjour le privilège d’exister. » Je suis heureux et, à mon âge, j’attends la mort et m’y prépare avec la plus grande sérénité.
    *Quand il pleut je me protège avec un parapluie. Si je tombe malencontreusement je pourrais me crever un oeil, mais c’est peu probable.
    **Mot de mon invention!

  4. leonard says:

    Bonjour,
    Je cautionne tout à fait ce que vous dites, mais Didi avait le choix, une certaine liberté que nous n’avons plus! Depuis des années, je booste mon système immunitaire et voilà bien longtemps que je n’avais pas eu un rhume. Contrainte et forcée, si je voulais continuer à avoir une vie sociale, j’ai été vaccinée. Une dose, deux doses maintenant il est question d’une troisième voire réitérer tous six mois, tous les ans ! Où allons-nous ?
    Heureusement, il y a des gens comme vous qui se posent des questions, contrairement aux moutons de Panurge qui peuplent le pays !
    Cordialement,

  5. MICHEL says:

    magnifique leçon de vie ! à méditer, nous en avons tellement besoin en ce moment!

  6. Claire says:

    Les mots très justes de Jean me touchent beaucoup. L’expérience de Didi en Thaïlande est magnifique et nous invite à un « retournement » à propos de notre peur de la mort.
    Merci de tout coeur pour ce beau partage.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.