Ce virus qui court, qui court… (et ce n’est pas le Covid)

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Séries télévisées, smartphones, informations, contre-informations, colères, peurs, incompréhensions, violences verbales, conflits, justifications…

Notre esprit est soumis chaque jour à un maelstrom de pensées !

En Médecine chinoise, il est dit qu’à l’instar d’une diététique non contrôlée, l’excès de pensées épuise l’énergie de la Rate-Pancréas.

Rappelez-vous ! Ce logiciel-organe est la « gare de triage » des aliments que vous ingérez, « gardant le pur et rejetant ce qui n’est pas nécessaire pour la vitalité ».

Mais c’est aussi le centre de tri des informations que vous recevez. Ainsi :

Une « boulimie informationnelle » épuise l’énergie de la Rate-Pancréas

Or, si on s’en réfère au cycle des 5 éléments, la Rate contrôle les Reins, là où se trouvent vos défenses immunitaires.

Si votre batterie des Reins s’affaiblit, vous devenez de plus en plus perméable aux agressions extérieures et laissez émerger de nombreuses pathologies internes.

Le seul moyen de sortir de cette spirale autodestructrice – hormis le fait de vous éloigner des médias « phagocyteurs de pensées » – c’est de freiner le flot incessant de pensées avant que votre corps ne passe en mode « burnout ».

Et parmi les méthodes de prévention mises à notre disposition par la Médecine chinoise, il existe une pratique incontournable : la méditation.

Et là, vous allez me dire « la méditation, c’est bon, je connais » ! Évidemment, une multitude de livres traitent du sujet…

Mais la plupart du temps, vous ne les avez lus qu’une seule fois, ou pire, vous vous êtes endormi dans le rayon de la bibliothèque !

À force de mettre la barre trop haute, à vouloir méditer 1 à 2 heures par jour, les vrais pratiquants finissent par se compter sur les doigts de la main.

Mais en réalité, l’acte méditatif devrait accompagner pratiquement chaque instant de votre vie. C’est ce qu’on appelle la pleine conscience !

C’est cette culture de l’instant présent qui vous permet de retrouver le calme intérieur.

Comme disait mon Maître :

« Quand vous buvez, vous buvez. Vous ne pensez à rien d’autre. »

Voici un exemple que je donne souvent : imaginez que vous vous immergiez dans les profondeurs de votre corps. Tout est noir et calme.

Votre usine intérieure, à l’insu de votre plein gré, continue inlassablement son travail quotidien : votre cœur bat, vos poumons inspirent et expirent…

Le sang, les hormones, les influx nerveux et les énergies circulent en vous sans entrave. Des milliards de cellules naissent, et autant s’autodétruisent. Dans cet état d’immersion, vous entrez dans le monde du silence.

Donc avant de calculer le nombre d’heures de méditation que vous pratiquez, vivez en pleine conscience chaque acte de votre vie, et ce, le plus souvent possible.

Au bout du chemin, un état de plénitude, de calme intérieur, de zénitude et de bonheur permanent s’installe.

Cette histoire illustre la nécessité de travailler votre pleine conscience

Elle est tirée de l’œuvre de Tchouang-Tseu, un penseur taoïste du IVe siècle avant J.-C. et remise au goût du jour par la professeure Yu Dan :

Un menuisier, dans le feu de l’action, avait lancé son bras en l’air et, d’un geste un peu trop enthousiaste, éjecté au loin la montre qu’il avait au poignet.

Il eut beau fouiller partout parmi la sciure et les copeaux de bois qui jonchaient le sol, rien n’y fit : la montre demeurait désespérément introuvable.

Ses apprentis s’y étaient mis eux aussi : l’union ne fait-elle pas la force ? Ils continuèrent à fouiller ensemble…

Mais la pièce était dans un tel désordre, le sol était jonché d’un bric-à-brac indéfinissable : vraiment, impossible de s’y retrouver. La nuit s’était mise à tomber, et ils décidèrent d’un commun accord de remettre les recherches au lendemain.

Le fils du menuisier, qui se trouvait là, resta pour jouer dans l’atelier de son père.

Il rentra peu de temps après, annonçant à celui-ci qu’il avait retrouvé la montre ! 

Très surpris, le menuisier lui demanda : “Mais il fait déjà si sombre, comment as-tu fait ?”

Le petit garçon lui répondit : “Après le départ de tout le monde, je suis retourné dans la pièce, tout seul. Et alors, dans le silence, j’ai entendu le tic-tac ! J’ai repéré d’où il venait et j’ai retrouvé la montre parmi la sciure et les copeaux.”

Est-ce que la finalité de la pleine conscience, acte méditatif s’il en est, ne serait-elle pas de nous mettre à l’écoute du tic-tac de notre âme ?

À méditer…

Sur ce, prenez soin de vous !

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