Enfant intérieur : 3 étapes pour guérir des blessures du passé

Et si cette année, votre plus beau cadeau était de découvrir qui vous êtes vraiment ?

Voulez-vous apprendre à écouter votre cœur et suivre votre intuition ?

Pour cela, il existe en vous une aide merveilleuse : votre enfant intérieur.

Cet enfant est comme un petit guide lumineux à l’intérieur de vous, qui ne demande qu’à s’exprimer.

Le psychiatre Carl Gustav Jung a été le premier à définir ce concept d’enfant intérieur. Mais selon lui, c’est cette part enfantine de nous-même…

… que nous refoulons une fois devenus adultes.

Or peu importe notre âge, nous avons TOUS un enfant en nous. Il est là depuis notre naissance !

Et si la réponse à tous vos problèmes, c’était lui qui la détenait ? Pour autant que vous acceptiez de l’écouter…

Cet enfant que vous refoulez vous mène par le bout du nez

Comme beaucoup de personnes, il se pourrait qu’étant petit vous ayez manqué de certains besoins fondamentaux, comme :

  • L’amour et la tendresse de vos parents. Beaucoup de parents ont inconsciemment chargé leur enfant de réussir là où ils considèrent eux-mêmes avoir « échoué ». Cette réussite vient là pour panser leur propre manque d’amour. Alors vous vous retrouvez vous-même carencé ;
  • La sécurité nécessaire à votre croissance psychique. Mais aussi la confiance (de vous laisser faire certaines choses seul par exemple) et le respect que vous méritiez pour réaliser que vous aussi avez de la valeur ;
  • La pleine acceptation de qui vous êtes. Bon nombre d’enfants naissent avec le sentiment de venir au monde pour rafistoler la relation de leurs parents, pour « boucher un trou », réparer une erreur passée… ce qui vous amène aujourd’hui à chercher la reconnaissance pour tout ce que vous avez donné.

Finalement, si vous doutez de vous, cela ne fait que traduire votre peur profonde d’être rejeté, mal aimé ou incompris.

Ce n’est pas vous, mais l’enfant en vous qui s’exprime !

Cet enfant intérieur a BESOIN que vous l’écoutiez. Et vous en avez besoin aussi.

Paradoxalement, plus vous le rejetez, plus il criera fort.

C’est pourquoi 90 % des gens répètent les mêmes schémas toute leur vie : parce que le traumatisme vécu petit finit toujours par se manifester…

… et de plus en plus avec l’âge, jusqu’à ce que vous acceptiez de le voir.

À ce stade, il vous reste deux choix :

Choix n°1 : vous faites la victime (ce que beaucoup d’entre nous font). Quel rôle confortable que de recevoir l’attention et la réassurance des autres, on ne va pas se le cacher !

Choix n°2 : vous partez à la conquête de cet enfant intérieur, là où se cache la véritable clé de votre bonheur.ATTENTION : je ne dis pas que c’est facile, je dis que ça vaut le coup !

Pour vous réconcilier avec votre présent, vous devez comprendre de quoi vous avez hérité dans le passé

Imaginez-vous renouer à votre enfant intérieur et pouvoir enfin :

  • Reconnaître et jouir de vos qualités : vous cessez de vous comparer et d’envier les autres en vous répétant que vous n’êtes pas assez. Vous réalisez tout ce que vous avez déjà accompli dans votre vie : les expériences, les rencontres, les prises de décision. Vous aussi vous avez de la CHANCE ;
  • Accepter votre souffrance passée pour vous en détacher définitivement. Votre passé vous était nécessaire pour que vous deveniez la personne d’aujourd’hui. Vous acceptez l’idée que vous avez toujours été au bon endroit au bon moment (même quand ce n’était pas facile). Et si c’était à refaire, vous referiez exactement pareil ;
  • Sortir de la dépendance affective. Vous cassez l’illusion que quelqu’un vous apportera ce que vous cherchez : en faisant la paix avec vous-même, vous n’avez plus besoin de la réassurance des autres. Vous quittez vos relations toxiques pour vous épanouir dans d’autres rencontres plus saines ;
  • Sortir du jugement d’autrui : vous n’avez plus besoin de vous sacrifier pour obtenir la validation de vos parents, de vos amis, de vos collègues, etc. Vous affirmez vos désirs et vos opinions sans masque, ni honte, ni timidité. Vous osez dire non sans vous sentir coupable ;
  • Donner du sens à votre vie. Vous ne craignez plus la solitude, ces moments deviennent des opportunités de réfléchir à vos projets futurs. Pour la première fois, vous vous demandez : « Qu’est-ce qu’on attend de moi ? Quel est mon rôle ? De quoi ai-je envie ? » et vous mettez enfin du sens sur ce que vous faites au quotidien.

Une sensation nouvelle de complétude et de richesse intérieure vous habite.

Cela dit, comment faire ?

3 étapes pour engager la conversation avec votre enfant intérieur

1. Retrouvez les postures de l’enfant
Cette première étape consiste à reconnaître que vous avez été cet enfant et qu’il vous parle aujourd’hui par l’intermédiaire de votre corps.

Prenons un exemple : lorsque vous mangez, si vous ne reconnaissez pas le moment où vous êtes rassasié, vous continuez de manger jusqu’à vous en rendre malade.

Et donc vous souffrez.

C’est exactement pareil pour votre enfant intérieur. Tant que vous l’ignorez, il continuera de vous rendre malade et de vous faire souffrir.

Faites cet exercice pour vous reconnecter à votre corps : asseyez-vous et fermez les yeux. Remémorez-vous la personne que vous étiez petit. Visualisez chaque détail.

Dites bonjour à l’enfant que vous voyez. Entamez un dialogue bienveillant avec lui, comme vous le feriez naturellement avec un enfant dans la « vraie » vie.

Laissez-vous porter par l’expérience.

Si vous notez des changements dans vos sensations physiques, c’est tout à fait normal. Votre enfant intérieur vous répond par l’intermédiaire de votre corps.2. Demandez-lui pardon

Votre enfant intérieur a besoin d’être reconnu. Ainsi, excusez-vous pour l’avoir négligé toutes ces années.

Pour cela, vous pouvez continuer de lui parler, ou lui écrire une lettre. Expliquez-lui pourquoi vous n’avez pas donné de nouvelles tout ce temps.

Dites-lui quelque chose comme : « Je suis désolé, je reconnais que je t’ai fait du mal en t’ignorant toutes ces années. Moi aussi j’en ai souffert. »

Puis rassurez-le : « Dorénavant, je promets de te laisser t’exprimer chaque fois où tu en ressentiras le besoin. »

Enfin parlez-lui de vous, de ce que vous faites, d’où vous en êtes dans votre vie actuellement. Impliquez-le et dites-lui que désormais vous le tiendrez au courant.3. Posez-lui des questions

Il est important de vous intéresser à lui aussi. Dans cette troisième étape, demandez-lui : « De quoi as-tu envie ? Quels sont tes rêves ? »

Puis, laissez venir ses réponses sans chercher à les contrôler.

S’il vous arrive de prendre une autre voix, plus enfantine, encore une fois c’est normal… continuez l’expérience.

Dites-lui que vous êtes là désormais, et qu’il peut être rassuré : vous ne l’abandonnerez plus.

En guérissant cet enfant blessé, vous vous accordez à vous-même ce que vous n’avez jamais reçu étant petit (ou bien interprété comme tel).

Ce travail vous permettra d’être autonome, de retrouver un sentiment de sécuritéen vous et autour de vous, et d’enfin vous faire confiance.

On n’aura jamais autant donné raison à un enfant ! Vous verrez : très vite, il deviendra votre meilleur guide pour le reste de votre vie.

18 commentaires au sujet de « Enfant intérieur : 3 étapes pour guérir des blessures du passé »

  1. Anonyme says:

    Merci de ce texte pacifiant

  2. A says:

    un article riche interessant et essentiel, merci

  3. Momarquises says:

    Bonjour !
    Franchement en lisant votre lettre j’ai été très émue ! C’est excessivement touchant ce que vous dites …
    Je vais m’essayer a cet exercice
    MERCI

  4. Sergio says:

    Malgré que je sois resté un peu « gosse » malgré mes 56 ans, vivant pas mal dans les souvenirs, aimant particulièrement les films pour enfants, j’ai eu envie de pleurer en lisant ceci, preuve sans doute que j’en ai en effet besoin. Je ferai l’expérience seul, chez moi.

  5. Bonnevay says:

    Bonjour
    J’ai lu en diagonale ce sujet qui me paraît extrêmement intéressant et bien analysé.
    Combien sommes nous à avoir été blessés au plus profond de notre être lorsque nous étions enfant , sans pouvoir , dans notre vie d’adulte , nous débarrasser de cette paralysie qui est en nous et qui nous empêche de grandir ?
    Nous restons fragiles, hypersensibles , peureux face à certaines situations sans savoir vraiment pourquoi ou en tous cas sans le vouloir …..Et c’est là que vient le trouble : nous sommes mais ne voulons pas ; nous ne nous acceptons pas et la fracture est quelquefois difficile à vivre .
    Je pense que je vais me plonger dans votre article avec beaucoup d’intérêt.MERCI

  6. Ietri says:

    Bonjour je viens de découvrir votre lettre de projet e quelle merveilleuse et très explicite analyse et je suis en extase de mot qui définit actuellement ma situation étant âge de 62ans et des mots de mes souffrances sans savoir les mots et les situations qui me définissent retour en arrière pour moi merci a vous….,.

  7. Moi says:

    Très belle analyse,et combien juste

  8. Merci,ç’est le meilleur texte qui m’aie touché, ç’est le travail que je fais mais parfois j’ai des défaillances….encore aujourd’hui à 82 ans mais j’ai accompli enfin depuis 30 ans ce que je désirais ,je suis devenue thérapeute et fier du travail accompli et encore à venir j’esp Ère.

  9. Bonjour
    Votre article a trouvé un écho en moi.
    J’ai dans un deuxième temps éprouvé la peur d’essayer.
    je vais le relire
    Merci
    Salutations

  10. noella macé says:

    et si ? le vécu vous évite ou plutot vous rend : incapable d’ accordé confiance a l’autre ? si finalement seul les animaux sont des compagnons AIMABLES , et que cela est un bonheur de véritable partage ! a chacun sa solution , merci de votre texte qui permet de visualiser les blessures avec lesquelles il faudra vivre , et n’oublions pas que tout ce qui ne tue pas , nous rend plus fort

  11. Anonyme says:

    Comment faire lorsque l’on a si peu de souvenirs ?

  12. JACQUELINE BOEHLY says:

    Lisez donc le livre du Dr Roger FIX : L’amour, clé du bien « être »

  13. nicolas ietri says:

    je viens de relire et de relire quelle plaisir de vous lire et de repartir a la recherche de l’enfant d’intérieur peux etre finalement la clé du bonheur ,merci de cette découverte.

  14. Legendre says:

    Je suis une personne éveillée et travailleuse de Lumière contre vents et marée. Je lutte à ma manière pour développer la joie la bonne humeur. Méditation prière et activité douce. Je dénonce les dangers de la vaccination du port du masque et des isolements contraints. Nous on continue d’embrasser de se réunir et de manger ensemble. Je médite tous les jours pour que le maximum se réveille et se libère de la dictature sanitaire. Je booste les défenses immunitaires en m’exposant au soleil et en donnant complètement vitamine D3 et influenzinum 9ch de boiron. Je vous suis à 200 % et j’approuve le QI qong et la médecine chinoise et ayurvedique. Gratitude namaste et Amen

  15. Plassard Pascal says:

    Bonjour, j’ai vécu en Chine quelques temps et j’ai découvert sa culture fabuleuse. Nous avons, les occidentaux, tellement à apprendre de leurs philosophies de vie.
    C’est quasiment le seul pays au monde où la médecine se base sur la prévention, et développe le concept d’énergie circulant dans des canaux entourant le corps, les fameux méridiens. Le blocage de cette circulation ou un déséquilibre en yin ou en yang provoque la maladie. C’est tout de même fabuleux. Et si l’on aborde la médecine chinoise en profondeur, avec la dualité des organes, le triple réchauffeur, etc. on ne peut que s’extasier devant cette science parfaitement établie depuis des milliers d’années.

    Dans les parcs, le matin, des groupes s’adonnent au QI Gong, les salons de massages se compte par dizaines dans les rues, et sont toujours pleins. Les masseurs ou masseuses pratiquent une forme de digiponcture très ancienne (shiatsu) pas toujours agréable (on est bien loin du massage californien).

    Je ne comprends pas pourquoi notre médecine occidentale qui ne s’attache qu’à soigner quand la maladie est déjà là et surtout à traiter les symptômes plus que les causes, n’en prend pas de la graine.

    Bien à vous,
    Pascal Plassard

  16. Sha says:

    Bonjour et merci beaucoup à Antoine Harben pour cet article très intéressant. Il nous apporte une lueur d’espoir
    dont nous avions tant besoin. Enfin un autre langage, un autre éclairage pour nous permettre d’aller à l’essentiel. Nous vaincrons cette pandémie . Encore bravo et vive la culture chinoise.

  17. LAJARIGE says:

    Bonsoir,

    Merci beaucoup pour ce mail très instructif, comme toujours, et surtout plein d’espoir, c’est réconfortant, particulièrement en cette période anxiogène !

  18. Anonyme says:

    Comment faire lorsque l’on a le mal de vivre et aucun souvenir.

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